Genèse Divine

Chapitre 14 : Leçon de Feu et Premières Chasses

28/12/2025 2 lectures

La lumière douce de la source de lave illuminait notre caverne, réchauffant l'air alors que mon dragonnet, Marrakhan, s'étirait lentement après son sommeil. Sa curiosité, aussi insatiable qu’un brasier, semblait grandir chaque jour. Bien que ses progrès soient visibles, je ne pouvais ignorer l’écart qui se creusait entre nous. Je profitai du sommeil de mon petit pour observer mon statut que je n’avais vérifié depuis sa naissance.


Nom : Athenael

Espèce : Dragon primordial

Croissance : Dragon adolescent

Essence vitale absorbée : 75/100

Satiété : Rassasié

Statistiques :

-       Force : 22

-       Vitalité : 20

-       Agilité : 17

-       Sagesse : 24

-       Intelligence : 19


Titre :

-     Père des dragons (Permet de créer les œufs de vos descendants directs)


Compétences : Télékinésie (Intermédiaire), Vol (Débutant), Souffle de feu (Débutant)


Depuis ma dernière vérification, je pouvais maintenant avoir un peu plus d’informations concernant mon titre de père des dragons, bien que la description soit légère. Le passage à une sagesse au-dessus de vingt points semblait le facteur déterminant.

Je me perdais dans mes pensées quelques instant et finis moi-même par m’assoupir quelques minutes.

Aujourd’hui, l’objectif était ambitieux : découvrir les pouvoirs que pouvait posséder le jeune dragon. Il approchait de la phase adolescente et pourrait éveiller de nouveaux pouvoir, pourrait-il également développer un souffle de feu ? Je savais que cette capacité était l’un des traits distinctifs des dragons, un don unique qui nous plaçait au sommet de la chaîne alimentaire. Pourtant, je n’avais moi-même maîtrisé cette compétence qu’après plusieurs tentatives infructueuses lors de ma propre adolescence.


Je m’approchai de Marrakhan, qui jouait avec un petit rocher, le poussant du museau comme un chiot avec une balle. Il émit un cri curieux en me voyant approcher et s’arrêta immédiatement, ses yeux dorés brillant d’une attention totale.


— Aujourd’hui, nous allons essayer de découvrir tes talents, dis-je, même si je savais qu’il ne comprenait pas encore mes mots. Je projetai mentalement une image de flammes jaillissant de ma gueule, de rochers déplacés, espérant qu’il saisirait l’intention.


Je me tournai vers un espace dégagé et inhalai profondément. L’air chaud de la caverne remplit mes poumons, et je sentis le brasier intérieur s’éveiller. Avec une concentration accrue, j’expulsai un jet de flammes devant moi, éclairant momentanément la caverne d’une lueur vive. Marrakhan sursauta légèrement, mais son excitation était palpable. Il émit un petit grognement enthousiaste et s’approcha, reniflant l’endroit où le feu avait léché la roche. La démonstration m’avait couté une essence vitale mais cela était pour le bien de mon petit, plus vite il comprendrait les pouvoirs qu’il pouvait avoir, plus vite il pourrait se protéger


Je projetai une image mentale, cette fois plus détaillée : l’inhalation, la concentration du feu intérieur, et l’expulsion. Il inclina la tête, essayant visiblement de comprendre. Après un moment d’hésitation, il ouvrit la gueule et tenta de cracher quelque chose. Rien ne sortit. Frustré, il poussa un gémissement et essaya à nouveau. Toujours rien.


— Patience, murmurai-je. Le feu demande du temps, tout comme la télékinésie. Tu as peut-être d’autres talents, si tu ressens quelque chose n’hésites pas à suivre ton instinct.


Je répétai l’exercice, prenant soin de ralentir chaque étape pour qu’il puisse l’observer. Après plusieurs essais infructueux, il partit en courant dans un coin de la grotte et sembla bouder dans un coin.


— Ce n’est pas grave, Marrakhan, je n’ai pas réussi à maitriser le feu avant d’être devenu aussi grand que je le suis actuellement, dis-je avec une voix rassurante, tout en projetant une image mentale d’encouragement


Après cet entraînement, je décidai qu’il était temps pour nous de sortir de la caverne. Mon héritier devait apprendre à se déplacer dans les galeries environnantes et à identifier les dangers qui s’y cachaient. J’ouvris le passage principal, utilisant ma télékinésie pour déplacer l’immense pierre qui protégeait l’entrée.

— Il est temps de chasser pour grandir et remplir nos estomacs, petit.


Marrakhan semblait à la fois excité et inquiet en voyant l’extérieur pour la première fois. Les ombres dansantes des galeries, les échos lointains de créatures inconnues, tout cela était nouveau pour lui. Il se colla instinctivement à mon flanc, cherchant à la fois protection et encouragement. Nous avançâmes prudemment, moi en tête, lui suivant de près. Je m’arrêtai régulièrement pour lui montrer des détails importants : une plante toxique à éviter, un rocher instable qui pouvait cacher un prédateur, ou encore des empreintes fraîches laissées par des créatures potentiellement dangereuses. Il observait attentivement, ses petits yeux brillants d’intelligence.


Soudain, un mouvement attira notre attention. À une dizaine de mètres, un groupe de lézards bleus se déplaçait paresseusement, apparemment inconscient de notre présence. C’était l’occasion parfaite pour une leçon de chasse. Je me baissai légèrement, indiquant à Marrakhan de rester immobile. Je projetai une image mentale : moi bondissant sur un lézard, le saisissant avec mes griffes, et l’achevant d’un coup de crocs. Il inclina la tête, semblant comprendre, mais son excitation était difficile à contenir. Il poussa un petit grognement impatient.


— Doucement, murmurai-je mentalement. Observe d’abord.


Je m’approchai lentement, mes mouvements calculés, jusqu’à ce que je sois à portée. Puis, dans un bond précis, j’attrapai l’un des lézards, le tuant instantanément. Les autres, alertés, se dispersèrent dans un chaos désordonné. Je retournai vers Marrakhan avec ma prise, la déposant devant lui. Il huma l’air, visiblement intrigué, mais ne semblait pas comprendre qu’il devait faire de même. Je projetai une nouvelle image, l’encourageant à essayer. Il se tapit, imitant ma posture, et s’approcha maladroitement d’un lézard plus petit qui revenait dans la zone pour vérifier si le prédateur avait quitté les lieux. Mais au dernier moment, il trébucha légèrement, alertant sa proie. Le lézard s’enfuit, et Marrakhan, frustré, poussa un cri plaintif.


— Encore, lui intimai-je avec douceur.


Cette fois, il avança plus prudemment, ses mouvements plus calculés. Lorsqu’il fut à portée d’une nouvelle proie, il bondit, attrapant le lézard par la queue. La créature se débattit, mais Marrakhan tint bon, plantant ses griffes dans son flanc. Après un combat bref mais intense, il triompha, haletant mais visiblement fier de lui.


Une notification apparut devant mes yeux :


"Votre descendant a réussi sa première chasse dans les galeries. Essences vitales acquises : +1. Cible trop faible pour une transmission à la lignée principale."


Je m’approchai, baissant la tête pour lui montrer mon approbation. Il émit un cri joyeux, dévorant dans sa proie avec un appétit vorace.

Alors que nous retournions vers la caverne, une ombre se dessina soudain dans les galeries. Une créature de taille moyenne, semblable à un canidé avec des crocs acérés et des yeux luisants, bloquait notre chemin. Elle nous fixait avec une intensité inquiétante, ses muscles tendus prêts à bondir.

Marrakhan se plaça instinctivement derrière moi, ses petits grognements trahissant un mélange de peur et de défi. Je savais que c’était une opportunité pour lui d’apprendre, mais cette fois, je ne pouvais pas lui laisser l’affrontement. La créature était bien trop puissante pour son niveau actuel. Je rugis, projetant ma télékinésie pour faire rouler un gros rocher dans sa direction. La créature esquiva habilement, mais ma manœuvre lui fit comprendre que nous n’étions pas des proies faciles. Elle recula lentement, disparaissant dans l’obscurité. Le petit, bien que soulagé, semblait déçu de ne pas avoir participé à la confrontation. Je me tournai vers lui, projetant une image mentale claire : la patience et la croissance étaient essentielles. Il acquiesça timidement, se frottant contre mon flanc pour chercher du réconfort.


De retour à la caverne, je sentis une fatigue profonde s’installer en moi. Les leçons de la journée avaient été intenses, mais elles avaient porté leurs fruits. Marrakhan, bien que jeune et inexpérimenté, montrait déjà des signes de progrès remarquables. Alors qu’il s’endormait près de moi, je consultai nos statistiques respectives.

Nom : Athenael

Espèce : Dragon primordial

Croissance : Dragon adolescent

Essence vitale absorbée : 75/100

Satiété : Rassasié

Statistiques :

-       Force : 22

-       Vitalité : 20

-       Agilité : 17

-       Sagesse : 24

-       Intelligence : 19


Titre :

-     Père des dragons (Permet de créer des œufs de vos descendants directs)


Compétences : Télékinésie (Intermédiaire), Vol (Débutant), Souffle de feu (Débutant)


Descendant : Marrakhan (Dragonnet brun) – Voir les statistiques

_____

Nom : Marrakhan

Espèce : Dragon brun

Croissance : Dragonnet juvénile

Essence vitale absorbée : 7/10

Satiété : Rassasié

Statistiques :

-       Force : 8

-       Vitalité : 5

-       Agilité : 5

-       Sagesse : 3

-       Intelligence : 6


Une nouvelle notification apparut :


"Votre descendant a atteint un nouveau palier d’apprentissage. Compétences passives débloquées : Perception accrue et Instinct de chasse."


La mention de compétences passives éveilla ma curiosité. Celles de Marrakhan, "Perception accrue" et "Instinct de chasse," semblaient parfaitement adaptées à son stade actuel. Leur présence soulignait une chose : même sans maîtrise consciente, son corps et son esprit s’adaptaient naturellement à son environnement. En consultant ma propre fiche, je découvris que certaines compétences passives, comme "Résistance à la chaleur," avaient probablement toujours été actives, mais restaient invisibles jusqu’à ce que je dépasse un seuil de conscience ou de progression. D’autres, floutées, laissaient entrevoir un potentiel encore inexploité. Je me demandai si ces compétences pouvaient être développées ou renforcées par un entraînement ciblé. Si tel était le cas, cela pourrait devenir une clé pour débloquer davantage de mon potentiel, tout en offrant à Marrakhan un exemple à suivre.

Au matin suivant, je décidai de tester cette théorie. Marrakhan, toujours groggy de sommeil, regarda avec curiosité alors que je m’installais dans un coin dégagé de la caverne. Mon objectif était d’améliorer ma télékinésie, qui, bien que puissante, manquait encore de précision et de fluidité.


Je commençai par soulever de petits cailloux, les faisant léviter doucement avant de les déplacer en cercles autour de moi. Marrakhan s’assit, les yeux rivés sur les pierres flottantes. Je projetai une image mentale de mes efforts, l’invitant à essayer. Il répondit avec enthousiasme, mais sa télékinésie, encore inexistante, ne produisit aucun effet. Je ne m’attendais pas à un résultat immédiat, mais je savais qu’il fallait continuer à stimuler son potentiel. À chaque échec, je projetais des encouragements, le rassurant sur le fait que la maîtrise viendrait avec le temps. Puis, pour complexifier l’exercice, je tentai de manipuler plusieurs objets simultanément. L’effort mental était intense, mais les résultats prometteurs. Deux pierres lévitaient à des vitesses différentes, et une troisième décrivait une trajectoire irrégulière. Marrakhan, fasciné, essaya de toucher l’une des pierres, perturbant leur mouvement. Plutôt que de l’en empêcher, je l’incitai à continuer. Son interaction imprévue obligeait mon esprit à s’adapter, rendant l’exercice encore plus enrichissant.

Plus tard dans la journée, je décidai de mettre à l’épreuve nos compétences combinées. Nous sortîmes à nouveau de la caverne, cette fois avec un objectif précis : explorer une section des galeries que j’avais repérée auparavant mais jamais explorée.


Marrakhan était de plus en plus confiant dans ses déplacements, utilisant son "Instinct de chasse" pour repérer des traces que je n’aurais peut-être pas remarquées sans lui. Nous suivîmes un sentier bordé de rochers effondrés, qui s’ouvrait sur une clairière souterraine éclairée par de grands cristaux lumineux.


Un mouvement dans l’ombre attira notre attention. Une créature reptilienne, plus grande qu’un lézard bleu mais moins imposante qu’un Plésiosaure, apparut. Ses écailles brillaient d’une teinte argentée, et son regard, vif et calculateur, indiquait qu’elle était un prédateur. Je projetai une image mentale claire à Marrakhan : nous devions travailler ensemble pour neutraliser cette menace. Il acquiesça, se tapissant au sol, prêt à suivre mes directives.

Je fis un premier mouvement, lançant un petit rocher avec ma télékinésie pour distraire la créature. Elle tourna la tête, offrant à Marrakhan une ouverture. Il bondit, ses griffes visant son flanc. Bien qu’il manquât légèrement sa cible, sa vitesse et son agilité forcèrent le reptile à reculer, exposant son dos. Profitant de l’occasion, j’expulsai un souffle de flammes, réduisant la distance pour l’achever. La créature s’effondra, ses écailles brûlées dégageant une légère odeur métallique.

Une double notification apparut :


"Vous avez vaincu un Scinque à queue argentée. Essences vitales acquises : +3."


"Votre descendant a contribué à la chasse. Progression vers le stade adolescent : essence acquise +1. "


Marrakhan, haletant mais indemne, émit un cri triomphant. Je m’approchai pour le féliciter, projetant une image mentale de notre collaboration réussie. Ce moment marquait une étape importante : nous étions devenus plus qu’un mentor et un élève. Nous étions une équipe.

De retour à la caverne, nous nous installâmes près de la source de lave. Marrakhan dévora un morceau de lézard avec un appétit vorace, tandis que je réfléchissais aux leçons de la journée. Il avait montré des progrès remarquables, non seulement en force et en agilité, mais aussi en capacité à travailler en équipe. Ses compétences passives, combinées à sa curiosité naturelle, le rendaient particulièrement prometteur. Cependant, je savais que les défis à venir nécessiteraient bien plus qu’une simple progression individuelle. Nous devions être prêts à affronter des ennemis plus puissants, explorer des territoires inconnus, et surtout, protéger notre lignée naissante.


Une notification apparut soudain, interrompant mes pen